Les arts vivants, nouveaux paradigmes?

Avec le confinement la mise en question des arts vivants s’impose. Pendant le confinement ils ne peuvent avoir « lieu » que de façon différée, ce qui nous oblige à questionner leur propre nature, en tant que « vivants ». Comment pourrions-nous repenser les questions formelles de nos arts pendant le Covid-19? Quelles conséquences auront-t-elles ces questions, pour la suite?
Personellement, je ne crois pas que l’on puisse juste revenir à la normale comme si rien n’était passé… et cela devrait impliquer des reformulations à tous niveaux: ne pas seulement thématiques mais formels, structurels, de perspective - côté artistique - économiques, politiques, politiques de subvention, d’accueil …
Le sécouement de tout ce qui compose notre tissu culturel signifie la reorganisation (ou la rupture?) d’un paradigme et nous confronte à la (re/dé)construction des formes artistiques « pensantes », qui tricotent, qui bâtissent des structures changeantes, mobiles, organiques en reinventant le lien entre artist.e.s, ainsi qu’entre celles/ceux-ci et le public, tout autour et dans le phénomène du spectacle.
N’est-ce celui-ci, en principe, le but de toute forme d’art ?

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@Nuria

Pour moi il n’y aura pas de comme avant donc oui il nous faut nous réinventer dans toutes les strates de ce qui constitue nos civilisations dont l’art qui est là pas pour nous flatter mais pour nous faire réfléchir et nous permettre par cette réflexion de nous dépasser, donc pourquoi pas une rupture et enfin changer de paradigme mais cela se fera-t-il en douceur par le centième singe ou non ?

Bien à vous

Stéphane