Respire ! (si tu oses)

Parmi les nombreux problèmes majeurs qui nous empoisonnent, il y a celui de la pollution atmosphérique. L’air est pollué par les émissions toxiques sur l’entier de la planète. Ce qui a pour conséquences, entre autres, de générer de graves problèmes de santé pour les populations et du réchauffement pour le climat.
Il y a des endroits où la réduction drastique des activités et des déplacements due à la pandémie a permis de constater en quelques mois une assez nette amélioration de la qualité de l’air. Mais tôt ou tard tout recommencera et la pollution s’intensifiera de nouveau…
Comment tenter de s’attaquer à ce problème ?
En appliquant de grandes mesures aux échelles mondiale et nationales, certes. Mais ce n’est pas, ici, le lieu des Grandes Solutions Miraculeuses et Providentielles. Dans ce forum, on réfléchit à hauteur locale. Et un fleuve se constitue avec de petits ruisseaux : les petites actions individuelles multipliées comptent tout autant et sont plus rapides et moins compliquées à mettre en œuvre.
Par exemple, c’est tout petit mais concret : agir contre les moteurs de véhicules qui tournent pour rien à l’arrêt… Un pur gaspillage aussi stupide que nocif, si courant qu’il est facile à constater en moins de cinq minutes, tous les jours, n’importe où, à n’importe quelle heure : les files de véhicules aux feux rouges, les livreurs qui laissent tourner en chargeant et déchargeant, les personnes qui laissent tourner à l’arrêt pour téléphoner, les imbéciles qui font tourner pour se rafraîchir à la clim’, ceux qui croient encore que, comme dans les années 50, un moteur devrait chauffer avant de rouler et tous ceux qui, pour une raison ou une autre s’en contrefichent («Ouaiiis, mais c’est pas juste mon moteur qui…» etc.) Plus les personnes qui, pourquoi pas, n’auraient simplement pas conscience du problème.
Alors, oui, bien sûr, élaborer des campagnes de sensibilisation et poser des panneaux incitatifs serait nécessaire, mais ça coûte cher. Demander aux policiers de repérer et amender les contrevenants (il existe un article de loi pour ce problème et une amende de 60.– peut être infligée), ça complique le boulot et il y a d’autres priorités…
Mais chacun, chacune peut individuellement apporter sa contribution : en voyant quelqu’un qui laisse son moteur tourner, lui faire poliment remarquer qu’il gêne et pollue (et ne pas se formaliser des hargneux «D’quoi j’me mêle» et «Z’êtes de la police?» souvent éructés en pareille situation… )
Alors non, quelques individus isolés ne sauveront pas le climat en éteignant leurs moteurs. Mais ça peut, petit à petit faire boule de neige et avoir une petite influence positive. Et même si ce n’est qu’à une infime échelle locale, c’est toujours ça de gagné.

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@Leandros

Je n’ai pas le permis

Mais

Pourquoi les véhicules actuels ont le moteur qui se coupe aux feux rouges ? est-ce vraiment un gain ?

Théoriquement oui si le moteur tourne pas alors pas de pollution

Mais

Existe-t-il des études là-dessus ou est-ce un green washing pour se donner bonne conscience ?

Bien à vous

Stéphane

Bonjour Stéphane,

Une réponse de raisonnement personnel, un peu longue, sans aucune référence scientifique ni statistique :
Comme une ampoule éteinte ne consomme pas d’électricité, de la même façon, un moteur éteint ne brûle pas de carburant. C’est d’une simplicité vertigineuse ! Tout ce qui n’est pas consommé à vide représente un réel progrès, même pour un temps d’arrêt infime : si tous ces «micro-interruptions» étaient additionnées à l’échelle planétaire, ce seraient des tonnes et des tonnes de pétrole épargnées et de gaz toxiques non produits.
L’extinction du moteur à l’arrêt devrait être un réflexe automatique de toute personne aux commandes d’un véhicule, quelle que soit la durée de cet arrêt. C’est pourquoi le système automatique d’arrêt des véhicules modernes est une très bonne chose en soi.
Le «green washing» est dans la volonté de nous faire remplacer les anciennes par les nouvelles. Et là, le propos déborde du sujet initial :
Oui, les automobiles actuelles, à capacités et performances égales, consomment moins, c’est indéniable.
Mais, d’une part, en contrepartie elles sont de plus en plus grosses, puissantes, équipées et lourdes, ce qui annule passablement le gain.
Elles sont plus nombreuses, ce qui aggrave la situation.
Et, ce qui n’est jamais évoqué, que ce soit dans la pub’ ou dans les campagnes officielles d’encouragement à changer pour un véhicule neuf prétendument «propre», c’est «l’énergie grise» : tout ce qui aura été consommé en amont pour que l’objet soit conçu, fabriqué et arrive, tout beau, tout neuf.
Une voiture neuve n’apparaît pas miraculeusement du néant : ce sont des années de mise au point, donc déjà de dépenses énergétiques variées. À la fabrication, chaque voiture, c’est une tonne et demie à deux tonnes de métaux, plastiques et produits chimiques divers qu’il a fallu extraire, acheminer, transformer, ré-acheminer, assembler et livrer ! Donc déjà une quantité faramineuse d’énergies multiples consommées, avec les pollutions qui en découlent. Lors d’un changement de voiture, cette même quantité de matières est mise au rebut, en partie récupérée (donc énergies supplémentaires consommées), en partie brûlée ou mise en décharge (donc pollutions)… Et tout ça pour quelle durée d’utilisation moyenne ?
Et comme les progrès techniques ne sont pas adaptables aux anciens modèles, il faut jeter et remplacer…
Malheureusement je n’ai jamais pu trouver d’information sur cette énergie grise des automobiles mais je suis convaincu qu’en tenant compte de cet ensemble de paramètres, dans la majorité des cas conserver longtemps une vieille bagnole d’occasion correctement entretenue polluera toujours moins que de la remplacer par une neuve. Jusqu’à preuve du contraire…

Si quelqu’un dispose d’informations sérieuses pour confirmer ou infirmer mes propos, ce sera bon à prendre, merci d’avance.

@Leandros

Bonsoir

Réflexions pragmatiques

Je vous donne des pistes de réflexions supplémentaires sur cet énergies grise entre autre

https://www.payot.ch/Detail/la_guerre_des_metaux_rares-guillaume_pitron-9791020907172?cId=0

Transition énergétique, révolution numérique, mutation écologique… Politiques, médias, industriels nous promettent en choeur un nouveau monde enfin affranchi du pétrole, des pollutions, des pénuries et des tensions militaires. Cet ouvrage, fruit de six années d’enquête dans une douzaine de pays, nous montre qu’il n’en est rien ! Poche + : parce qu’un livre n’est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, « La Guerre des métaux » « rares » est précédé d’une nouvelle préface inédite de l’auteur.

Bien à vous

Stéphane

sur ce sujet de l’hydrogène, j’ai discuté avec un féru de voitures

il pensait prendre une hybride en attendant l’hydrogène, il a fait ses calculs et m’a dit merci je vais rester au diesel

il m’avait fait un scan d’une revue automobile que je peux fournir ici as is mais je suis incapable de lire l’étude

Merci pour ces informations.
J’étais déjà un peu au courant du surcoût énergétique de l’hydrogène, mais pas en détail. Je me doutais bien que le poids excessif des hybrides devait poser problème, mais pas à ce point. De toute façon, en matière d’énergies, toutes confondues, c’est avant tout la sobriété qu’il faut viser.
Mais si tout ceci est intéressant, nous sortons un peu du cadre de ce forum où il est surtout question de réfléchir à des solutions locales.
En ce qui concerne les voitures, il faut bien admettre que pour les citadins, elles ne servent pas à grand-chose et, entre vélo et transports publics, il est assez facile de s’en passer.
Mais pas toujours… Et dans ces cas, il y a la location. Et je suis sûr que des cas de partage d’un véhicule à plusieurs foyers existent et que d’autres vont se développer !

oui j’avais vu un reportage d’une coopérative où les biens étaient mise en commun dont la ou les voitures

était-ce en France ou en Belgique ? il me semble que c’était francophone